C’est l’école agricole où nous travaillons tous les deux. Quand on arrive à Maïmba, à dix minutes de piste de Goundi en vélo, on a l’impression d’arriver sur l’île aux enfants.
Les enfants partagent leurs journées entre travaux agricoles et école. Actuellement, c’est la période des récoltes : l’école est l’après-midi.
En ce moment, les journées se passent ainsi :
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5H30 |
Lever Balayage des chambres et de la cour Distribution de la farine par les éducateurs Préparation de la bouillie par les enfants cuisiniers |
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7H |
Départ pour les champs Départ des bouviers (enfants qu emmènent les bœufs) au pâturage |
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11H30 |
Retour |
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13H00 |
Repas (la boule et sa sauce) |
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15H00 |
Ecole |
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17H00 |
Retour des bouviers |
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19H00 |
Fin de l’école |
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20H00 |
Bouillie |
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21H00 |
Coucher |
Ceci pour vous donner une idée… les horaires ne sont pas toujours aussi bien respectés.
Il y a les travaux agricoles, encadrés par Djim, l’agronome. Les enfants apprennent des techniques pour pouvoir les utiliser une fois adultes (compost, « détiquetage » des bœufs, etc.). Mais ce travail est aussi nécessaire pour se nourrir. Ils n’ont pas le droit à l’erreur s’ils veulent manger. Nous achetons tout de même un peu d’arachides et gombo pour compléter leur travail. La structure permet à des enfants de brousse d’être scolarisés malgré les faibles revenus de leurs parents.
Cette semaine les enfants finissent de ramasser les arachides et tapent le sorgho. C’est très convivial : ils tapent en rythme et en chanson. En gros, les paroles disent que c’est bon de travailler pour le développement du pays.
Les enfants sont nombreux.
160, dont une trentaine de filles, répartis en quatre classes : le CP1 (où ils apprennent à lire en sara et découvrent le français), le CP2 (ils voient le français écrit), le CE1 et le CE2. Chaque groupe a son espace, son lieu de vie, un bâtiment pour dormir et un autre pour la classe. Les filles ont un endroit à elles où elles dorment et font leur cuisine. Chacun est encadré par un maître et un éducateur. L’un fait la classe et l’autre gère les travaux des champs. Avec leur petite famille, ils ont leur concession dans Maïmba, à côté des élèves. Ils vivent 24h/24 avec eux.
Les enfants, bien qu’encadrés, gèrent leur quotidien. Tous les jours quatre élèves pour chaque classe sont cuisiniers, ils s’occupent des repas de toute le classe : puiser l’eau, récupérer les fagots et allumer le feu, piler (surtout les filles), trier et cuire (plusieurs heures). Lorsque l’on est cuisinier on reste sur place, on ne va pas au champ. Le samedi c’est le jour de la lessive, là aussi ce sont les élèves qui la font seuls. Rassurez-vous, ils ne font pas que travailler ! Le samedi et dimanche après-midi, il y a les jeux : souvent du foot ! Avis aux recruteurs : il y a une équipe féminine pleine d’avenir !
Que faisons-nous là-bas ?
Nous aidons pour que cette structure fonctionne le mieux possible. Montrer l’importance aux maîtres et éducateurs de ce qu’ils font, et du coup, la responsabilité qu’ils ont. Un des objectifs de Sandrine est qu’ils voient l’importance d’accompagner les enfants quand ils vont aux champs ou au centre de santé ; il ne suffit pas de les rejoindre, il faut être avec eux. Une fois, les CE2 devaient aller à Mamyong, à
Autre point du travail : l’hygiène. Samedi, Sandrine a organisé une journée anti-teigne. C’est une maladie de la peau et du cuire chevelu très contagieuse. Sur les conseils des médecins de l’hôpital, elle a emmené une marmite immense à Maïmba, tous les enfants y ont mis leurs vêtements à bouillir et ont frotté leurs nattes. Certains enfants, très atteints, ont droit à un traitement avec antibiotiques. Il fallait y penser, car même s’il y a toujours de la teigne, personne ne fait rien contre ça. « I bé ! » (c’est comme ça!).
Les loisirs sont nécessaires. Nous essayons de leur proposer de nouveaux jeux autres que le football ! François devrait emmener sa guitare. Deux séances de vidéo sont prévues par semaine. A chaque fois c’est un évènement. Il faut allumer le groupe éléctogène. Le magnétoscope ou le lecteur DVD marche une fois sur deux. L’image saute, le son n’est pas bon… Mais personne ne se plaint. Quelle merveille cette télé ! A chaque fois il y a autant de monde devant le poste, bien qu’on se demande souvent ce qu’ils comprennent. Ah… le pouvoir des images !!
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