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C'est Goundi !

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Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /Nov /2006 18:46

C’est l’école agricole où nous travaillons tous les deux. Quand on arrive à Maïmba, à dix minutes de piste de Goundi en vélo, on a l’impression d’arriver sur l’île aux enfants.

 

Les  enfants partagent leurs journées entre travaux agricoles et école. Actuellement, c’est la période des récoltes : l’école est l’après-midi.

 

En ce moment, les journées se passent ainsi :

5H30

 

Lever

Balayage des chambres et de la cour

Distribution de la farine par les éducateurs

Préparation de la bouillie par les enfants cuisiniers

7H

Départ pour les champs

Départ des bouviers (enfants qu emmènent les bœufs) au pâturage

11H30

Retour

13H00

Repas (la boule et sa sauce)

15H00

Ecole

17H00

Retour des bouviers

19H00

Fin de l’école

20H00

Bouillie

21H00

Coucher

 

Ceci pour vous donner une idée… les horaires ne sont  pas toujours aussi bien respectés.

 

Il y a les travaux agricoles, encadrés par Djim, l’agronome. Les enfants apprennent des techniques pour pouvoir les utiliser une fois adultes (compost, « détiquetage » des bœufs, etc.). Mais ce travail est aussi nécessaire pour se nourrir. Ils n’ont pas le droit à l’erreur s’ils veulent manger. Nous achetons tout de même un peu d’arachides et gombo pour compléter leur travail. La structure permet à des enfants de brousse d’être scolarisés malgré les faibles revenus de leurs parents.

 

Cette semaine les enfants finissent de ramasser les arachides et tapent le sorgho. C’est très convivial : ils tapent en rythme et en chanson. En gros, les paroles disent que c’est bon de travailler pour le développement du pays.

 

Les enfants sont nombreux.

160, dont une trentaine de filles, répartis en quatre classes : le CP1 (où ils apprennent à lire en sara et découvrent le français), le CP2 (ils voient le français écrit), le CE1 et le CE2. Chaque groupe a son espace, son lieu de vie, un bâtiment pour dormir et un autre pour la classe. Les filles ont un endroit à elles où elles dorment et font leur cuisine. Chacun est encadré par un maître et un éducateur. L’un fait la classe et l’autre gère les travaux des champs. Avec leur petite famille, ils ont leur concession dans Maïmba, à côté des élèves. Ils vivent 24h/24 avec eux.

 

Les enfants, bien qu’encadrés, gèrent leur quotidien. Tous les jours quatre élèves pour chaque classe sont cuisiniers, ils s’occupent des repas de toute le classe : puiser l’eau, récupérer les fagots et allumer le feu, piler (surtout les filles), trier et cuire (plusieurs heures). Lorsque l’on est cuisinier on reste sur place, on ne va pas au champ. Le samedi c’est le jour de la lessive, là aussi ce sont les élèves qui la font seuls. Rassurez-vous, ils ne font pas que travailler ! Le samedi et dimanche après-midi, il y a les jeux : souvent  du foot ! Avis aux recruteurs : il y a une équipe féminine pleine d’avenir !

 

Que faisons-nous là-bas ?

Nous aidons pour que cette structure fonctionne le mieux possible. Montrer l’importance aux maîtres et éducateurs de ce qu’ils font, et du coup, la responsabilité qu’ils ont. Un des objectifs de Sandrine est qu’ils voient l’importance d’accompagner les enfants quand ils vont aux champs ou au centre de santé ; il ne suffit pas de les rejoindre, il faut être avec eux. Une fois, les CE2 devaient aller à Mamyong, à 8 km, pour récolter des arachides. C’est Evariste qui devait les accompagner. Mais à 17h ils étaient tous partis, sauf Evariste qui était toujours tranquille à Maïmba. Nous lui avons demandé s’il y allait. Il nous a dit que oui, mais qu’il partait demain matin. Il les accompagne à sa façon…

 

Autre point du travail : l’hygiène. Samedi, Sandrine a organisé une journée anti-teigne. C’est une maladie de la peau et du cuire chevelu très contagieuse. Sur les conseils des médecins de l’hôpital, elle a emmené une marmite immense à Maïmba, tous les enfants y ont mis leurs vêtements à bouillir et ont frotté leurs nattes. Certains enfants, très atteints, ont droit à un traitement avec antibiotiques. Il fallait y penser, car même s’il y a toujours de la teigne, personne ne fait rien contre ça. « I bé ! » (c’est comme ça!).

 

Les loisirs sont nécessaires. Nous essayons de leur proposer de nouveaux jeux autres que le football ! François devrait emmener sa guitare. Deux séances de vidéo sont prévues par semaine. A chaque fois c’est un évènement. Il faut allumer le groupe éléctogène. Le magnétoscope ou le lecteur DVD marche une fois sur deux. L’image saute, le son n’est pas bon… Mais personne ne se plaint. Quelle merveille cette télé ! A chaque fois il y a autant de monde devant le poste, bien qu’on se demande souvent ce qu’ils comprennent. Ah… le pouvoir des images !!

 

 

 

Par Sandrine et François - Publié dans : sandrine-et-francois
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Samedi 28 octobre 2006 6 28 /10 /Oct /2006 13:23

Xavier, tu voulais quelques réactions « de l’intérieur », sur la situation actuelle du pays. D’autres seront sûrement intéressés.  Alors les voici !

 

On en apprend plus par la presse française que par la presse tchadienne, à laquelle nous n’avons que très peu accès.

 

Au Tchad il y a des hommes en tenue militaire partout : qui sont-ils ? Militaires, policiers, gendarmes, miliciens, rebelles ? On n’en a jamais vu autant sur les routes, ça ne donne pas du tout envie de voyager dans le pays.

 

A Goundi, la vie suit son cours : pour nous l’école agricole (après un tout petit palu pour François), pour les Tchadiens les récoltes. On ne ressent pas grand chose, certains en parlent (les enseignants), un peu avec lassitude. Les gens ont très peu de moyens d’ouverture : pas de télé, pas de téléphone, pas de journaux… On capte un peu la radio. Nous on a internet, mais malheureusement, dans cette petite ville, presque aucun Tchadien n’y a accès (il faudrait déjà savoir lire !).

 

L’info circule quand même. Bouche à oreilles ? Téléphone arabe ? Djim, l’agronome de l’école, dit qu’il y a des arrestations à N’Djamena, mais qu’elles se font de manière arbitraire, alors ça risque de mettre le feu « à la poudre ». Tout le monde dit qu’une attaque de la capitale se prépare. Mais pour quand ? Aux dernières nouvelles, les rebelles ont fait demi-tour, ils sont à l’Est, à la frontière centrafricaine. Il n’y a vraiment rien à craindre pour nous. Nous sommes plutôt tranquilles à Goundi.

 

Au quotidien, les seules tensions que l’on peut ressentir sont entre, en gros, les « arabes », éleveurs, et les « noirs », cultivateurs. Et les seuls coups de feu qu’on a entendus au loin, ce sont des coups de feu de joie. Pour la fête de fin du Ramadan, certains ont tiré en l’air. Mais comme dit Prosper : « c’est une fête religieuse et ils la transforment en fête guerrière… »

 

Quelles perspectives peuvent-ils voir pour leur pays ?

 

François et Sandrine

Par Sandrine et François - Publié dans : sandrine-et-francois
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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /Oct /2006 19:48

Une nouvelle semaine vient de s’écouler à Goundi. C’est la fin de la saison des pluies. Nous avons eu un bel orage mercredi, il a plu toute la nuit. Les longues matinées sont agréables ; nous nous levons tôt pour profiter de la fraîcheur. Même Sandrine se lève dès 6h. Si si, c’est vrai ! Mais rassurez-vous elle fait la sieste !

 

Pour ceux qui veulent nous faire envie avec leur nuttella, fondue, ou fruits de mer, sachez que nous dégustons de belles salades et glaces à la goyave (maison bien sûr), quelques petits gâteaux ; et puis, la boule locale, ce n’est pas si mauvais que ça !

 

Bonne nouvelle : l’école reprend demain ! Notre travail se précise. Sandrine sera la « bergère » de tous les petits enfants du centre. Il manquait une personne qualifiée dans le centre. Je donnerai des cours de français et d’histoire-géo en sixième. Le programme tchadien de sixième en français correspond à peu près à celui de CM en France, je ne suis pas perdu. En histoire, nous commencerons par la préhistoire : on est dans le pays de Toumaï, notre lointain ancêtre à tous, découvert récemment.

 

Au Tchad, les écoles communautaires se développent partout en brousse. Les maîtres ne sont pas formés, souvent issus du même village, ils sont  rémunérés par les habitants. Dans le secondaire, pour palier le manque de professeurs, on fait appel à des vacataires. Ce sont souvent des jeunes qui ont juste le bac et qui n‘ont jamais enseigné. Former quelques nouveaux enseignants fera partie de mon emploi du temps.

 

Hier matin, c’était la réunion des parents d’élève de Maïmba*. Nous sommes présentés officiellement aux parents. A 10h, chaque maître, avec l’éducateur qui s’occupe de la classe pour les travaux agricoles, invite les parents d’élèves de sa classe. Nous allons avec Prosper (le maître) et Evariste (l’éducateur) qui s’occupent des CE2. Les parents sont assis par terre en cercle, leurs enfants sont au milieu. D’abord Prosper, en Sara, dit quelque chose à chacun. Ensuite, chaque parent parle à son enfant devant tout le monde. Nous ne comprenons pas du tout le Sara mais nous supposons que certaines expressions signifient : «  Ouvre les oreilles c’est pour toi qu’on dit ça ! », ou encore  «  pourquoi étais-tu absent pendant deux jours ?», « qui t’a donné la permission ? »

 

Nous rentrons en vélo, pédalant à travers la brousse ; c’est très agréable, il n’y a pas encore trop de sable. Devant l’hôpital, un monsieur nous arrête : il nous parle de poteaux… que veut-il dire ? Petit à petit on comprend : il ne parle pas de poteaux mais de « photos ». Les Tchadiens ont beaucoup de mal à dire le « f » français. Ils mettent souvent un « p » à la place. Ça donne des jeux de mots marrants : poule/foule, fête/pet, etc.

 

Pour lutter contre la désertification, la déforestation, la déstructuration de l’alimentation dans le monde et tout ça, sur les conseils de Julio, nous plantons des arbres à côté de la maison. Nous aurons un beau jardin ombragé si on est encore là dans dix ans ! Ça fera sûrement plaisir à maman… Cabo nous aide : il a creusé cinq trous de un mètre de profondeur pour les acacias qu’on ira chercher en brousse. On le paye au prix du marché : 100 F Cfa le trou. On vous laisse convertir ça nous gêne un peu…

 

Bientôt les photos de notre somptueuse demeure. Château, case, caravane, concession, hutte ? On vous laisse imaginer en attendant !

 

* : Maïmba signifie « je suis un étranger en Sara. »

Par Sandrine et François - Publié dans : sandrine-et-francois
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Samedi 7 octobre 2006 6 07 /10 /Oct /2006 12:54

Lo kon guin doh gna

Semaine de rentrée des classes

 

La dernière nuit a été très agitée. Avec la pleine lune, on voit comme en plein jour, les enfants jouent plus longtemps, les adultes traînent, dansent, boivent aussi. Les chiens jappent, les chèvres bêlent. Le pire, c’est peut-être le coq. Il chante dès quatre heures du matin. S’il recommence cette nuit, je me lève, je prends une pierre et il va voir !

 

C’est la semaine de la rentrée scolaire au Tchad, il y a du boulot. D’ailleurs, c’était la journée mondiale des enseignants mercredi : il y a eu une petite manifestation à Goundi, avec sifflets, tambours et slogans : « C’est le jour des enseignants, ils se sont donnés à fond pour leur savoir » (à répéter en boucle).

 

De lundi à mercredi matin : installation de la salle informatique.

On profite de la venue de Mariona cette semaine. Informaticienne à Barcelone, elle installe les cinq ordinateurs importés d’Europe à Mamyong. Vu l’état de la route, c’est un vrai miracle qu’ils fonctionnent encore. Je suis son stagiaire : quand elle sera partie, ce sera moi le responsable informatique de la brousse ! On verra…

 

Balthazar, l’électricien appelé de N’Djamena pour faire tous les branchements du collège, nous explique que lui, il reprendra les cours à partir du 15 octobre et qu’il arrêtera vers le 15 avril… « Ah bon ? Tu rentres en quelle année ? » Surprise, Balthazar nous apprend qu’il est prof, mais que électricien, ça rapporte plus. Du coup il ne fait pas toute l’année pour pouvoir gagner sa vie à côté. Les profs ne sont pas payés, c’est un problème énorme.

 

Pour la rentrée, le ministre a déclaré que les frais de scolarité par élève et par an diminueraient et ne seraient que de 1250 Francs CFA cette année (moins de 2 euros)… On pourrait se dire que c’est bien pour les parents d’élève, mais ce n’est pas l’Etat qui paye tous les enseignants. Comment faire marcher les écoles, les collèges et les lycées dans ce cas ? Les enseignants estiment qu’ils ne peuvent assurer les cours que pour deux mois avec cette somme. De toute façon, pourquoi aller à l’école ? A quoi servent les diplômes ? On sait par exemple qu’à l’aéroport de N’Djamena, 23 porteurs de valises ont une licence d’histoire.

 

Mercredi midi à vendredi : réunion des professeurs et  éducateurs

 Les réunions pédagogiques africaines sont pleines d’enseignement.

Elles ne commencent pas à l’heure. Prévues à 8h, elles commencent au mieux à 9h30, au pire (et encore c’est pas sûr !) à 11h.

Elles sont très longues. A tour de rôle, chacun s’exprime. Le plus âgé commence, et ainsi de suite. Bien sûr personne ne lui coupe la parole, même s’il parle pendant des heures. On ne termine que lorsque tous ont parlé. En général il est 15h et on a très faim !

Elles sont dehors. À l’ombre du « kia » (karité), on entend le bruit des oiseaux, le bouvier passe devant nous avec ses vaches, puis notre repas, qui bêle (un mouton jeudi et une chèvre vendredi), arrive sur ses quatre pattes, tenu en laisse par un enfant.

Elles sont riches. Malgré le décor, la nonchalance apparente, les réunions sont de qualité. Nous sommes surpris par l’honnêteté, la facilité avec laquelle les participants ont avoué leur faiblesse de l’année passée (alcool, éclats de voix). Après explications, nous apprenons que c’est une pratique courante chez les Tchadiens. Nous apprécions aussi les analyses qu’ils font du comportement des élèves, des méthodes pédagogiques et les discussions pour l’établissement de l’emploi du temps. On retrouve des choses que l’on connaît là où on ne les attendait pas !

Elles sont rassurantes. Malgré le dépaysement total, on fait le même métier !

Petite ombre au tableau : Il nous manque un prof pour assurer les cours d’anglais. Mais on trouve toujours des solutions. On parle du seul anglophone de Goundi, le prêtre de la paroisse, qui est né au Nigéria, ou bien d’un coopérant comme nous qui normalement est là pour la pharmacie de l’hôpital, mais qu’importe, il doit savoir parler anglais…

 

Samedi et dimanche : réunion avec les parents

A l’heure où on écrit les premiers parents commencent à arriver. Lundi, les convocations ont été données aux élèves, ils sont allés dans leur village les laisser aux parents. Certains viennent de très loin, ils parcourent jusqu’à 50 km à pied.

 

Et les élèves, ils commencent quand ?

Peut-être cette semaine…

Et que font-ils pendant que nous sommes en réunion ?

Oh ils se débrouillent, ils sont autonomes.

 

Prof ou éduc, c’est pas facile. Même s’ils ont des avantages en nature ou quelques primes, la plupart ne touchent que 15 000 F CFA par mois. Bien moins que nous. En plus, nous avons peut-être une piste pour arrondir nos fins de mois : la mauvaise herbe qui est devant chez nous n’est pas complètement de la mauvaise herbe. C’est de la wodig gamder (« lait de scorpion » en toumak). C’est très rare, et on s’en sert pour guérir la dysenterie amibienne.

 

Pour finir, nous rentrons en UAZ rouge (je laisse aux curieux le plaisir de deviner quel type de voiture c’est). Nous admirons les étranges nuages blancs et noirs qui annoncent la fin de la saison des pluies.

 

Merci à tous pour vos petits commentaires ou vos mails, ça nous fait plaisir.

 

Par Sandrine et François - Publié dans : sandrine-et-francois
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 19:41

A Goundi, chaque jour apporte son lot de petites surprises. Les différences culturelles amènent de nombreuses situations parfois marrantes, parfois attristantes.

 

Paludisme et moustiquaires

Certains pensent ici que le palu ne s’attrape pas par les moustiques, les « grillages » (moustiquaires), c’est un truc de blanc.

 

L’internat des filles

Le four amélioré proposé par des Européennes n’intéresse pas les filles de l’internat, sa flamme est trop petite. Elles préfèrent le feu de bois traditionnel avec sa belle flamme. C’est pas gagné pour le four solaire…

Toujours à l’internat des filles : les belles douches ne servent à rien, les filles préfèrent se laver avec un seau d’eau.

 

Boulette de Sandrine à Maïmba

On visite le dortoir des garçons de Maïmba : il n’y a rien à part quelques lits… Sandrine : « Ils ont mis où leurs affaires, les enfants ? » Prosper, l’instituteur la regarde sans comprendre. Puis elle s’aperçoit de sa gaffe. Ici les enfants n’ont pas grand-chose à part le T-shirt qu’ils portent sur eux.

 

Boulette de François au marché

Pour installer un fil à linge, j’essaie de négocier une corde au marché de Goundi. Le mètre est à 55 F CFA, j’en propose 50 F le mètre, vu que je demande 10 mètres. De plus, je pourrai peut-être avoir un cadeau. Je montre les beaux colliers au marchand, je pourrais en offrir un à Sandrine ! Le monsieur éclate de rire : ce sont des chapelets musulmans pour prier ! Oups… heureusement qu’il a le sens de l’humour.

 

Français tchadien

Que veut dire torcher ou doigter ici ? Enceinter une fille, cadonner, coutonner…

Le menuisier : « Je suis souffrant » = j’ai souffert à scier cette planche, nous on pensait que c’était grave, qu’il était malade !

 

Les enfants de Goundi

Un autre truc qui est marrant, c’est que les petits enfants doivent imaginer toutes sortes de choses à propos des blancs (les "nassaras"), et ils ont facilement peur. Ivan en a terrorisé un en l’attrapant par le bras après une bêtise. Il hurlait à la mort, tétanisé, couché par terre, il croyait sûrement qu’il allait mourir (peut-être mangé par un blanc !!)

 

Les chiens de la nuit

On mange chez Myriam et Olivier (c’est son anniversaire). Au retour, il fait nuit, on rentre à pieds, et on a vraiment peur des chiens d’une maison voisine, alors on demande de se faire accompagner par Justin, gardien et surtout véritable chasseur de brousse. Nous prenant au sérieux, il prend carrément une hache et un gourdin immense. Ici, on ne fait pas les choses à moitié ! Mais il a eu raison car deux chiens ont foncé sur nous, hargneux, jappant et montrant leurs crocs pointus. Mais cette fois c’est eux qui ont eu peur : merci Justin !

 

 

Par Sandrine et François - Publié dans : sandrine-et-francois
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